Les plantes ne bougent pas. Elles ont besoin d’intermédiaires pour se reproduire. Leurs gamètes mâles, le pollen, doivent voyager jusqu’aux gamètes femelles, l’oosphère, grâce à ces tiers pour accomplir la reproduction.
Les algues, les fougères et les mousses se reproduisent parce que leurs gamètes mâles se déplacent dans l’eau. Les plantes terrestres n’ont pas cette chance. Leurs gamètes mâles se concentrent dans les grains de pollen et attendent un moyen de transport qui les conduira vers les cellules sexuelles féminines, enfouies au cœur de la fleur.
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La pollinisation permet aux plantes d’assurer leur reproduction sexuée. Elle sera plus ou moins facile selon la distance que le pollen doit parcourir, le type de plante et le moyen de transport utilisé. Le pollen peut voyager par le vent ou par les insectes. Les plantes pollinisées par le vent, ou anémophiles, produisent des grains de pollen très légers, fins et lisses. Les conifères, les herbes, les aulnes et les bouleaux en font partie. Leur pollen provoque les allergies saisonnières qui affectent tant de gens. La pollinisation anémophile se fait sur une distance relativement courte : quelques dizaines ou centaines de mètres au maximum.
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La pollinisation zoophile utilise certains insectes comme les abeilles, les bourdons et les papillons pour transporter le pollen. Les plantes qui en dépendent ont développé des stratégies pour attirer ces animaux : leur parfum, leur couleur, la nourriture qu’elles offrent. Cette pollinisation peut couvrir de grandes distances, parfois plusieurs kilomètres, selon les déplacements de ces animaux.
Il existe des plantes à fleurs unisexuées et d’autres à fleurs bisexuées ou hermaphrodites. Parmi les unisexuées, on trouve les plantes monoïques avec des fleurs de sexe différent sur le même individu et les plantes dioïques où chaque individu ne porte des fleurs que d’un seul sexe. Ces dernières ont besoin d’autres spécimens à fleurs du sexe opposé à proximité pour pouvoir se reproduire.
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La pollinisation croisée combine les gènes de deux individus différents de la même espèce. Elle crée du mélange et de la variabilité génétiques. Elle permet aussi l’hybridation, où émergent des individus avec des caractéristiques des deux parents. L’autofécondation se produit quand la fleur se féconde elle-même parce qu’elle possède les deux sexes et une structure qui empêche la pollinisation croisée naturelle. C’est le cas des pois, des fèves et des tomates, pour lesquels la pollinisation croisée n’est possible qu’avec l’intervention humaine.
Photos : gerbeaud.com
